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Foire aux questions

Vous retrouverez ici une liste de questions / réponses que l’on me pose régulièrement au sujet des relations presse, de ma vie de femme entrepreneur, et de mon quotidien de trentenaire passionnée de déco et de design.

QUEL est ton parcours scolaire et professionnel ? 

Mon CV complet se trouve sur Linkedin mais ma « vraie » histoire est dans ces prochaines lignes.

En janvier 2007 alors que j’étais en terminal ES et que je devais remplir ma fiche d’orientation, j’étais sûre de deux choses. La première était que je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie, la seconde, que nous étions en pleine campagne présidentielle, que les questions de société, d’économie et de politique me passionnaient mais que je n’avais pas toutes les armes intellectuelles pour les apprivoiser.

En septembre de la même année, je me suis donc installée sur les bancs de science politique où je suis restée le temps de décrocher une Licence et un Master 1.
Je me souviendrais toute ma vie, de ce prof qui au premier jour de la rentrée, nous a dit : « Regardez votre voisin de gauche, regardez votre voisin de droite, dans quelques mois ils ne seront plus là » et il avait raison.

Étudier les sciences politiques a été l’une des meilleures décisions de ma vie. Ces études m’ont forgé une solide culture générale, m’ont appris la rigueur, la curiosité et surtout m’ont doté d’armes que j’utilise chaque jour. Grâce à ces années ponctuées de doutes et de nuits blanches, j’ai acquis une capacité de lecture et d’analyse, de problématisation, de synthèse et d’argumentation.
Une fois mon M1 en poche, j’ai effectué un Master 2 en « conseil politique et communication » qui aurait dû me porter vers une carrière d’attachée parlementaire ou de journaliste politique.

Comme toutes les histoires, la mienne comporte un « mais ». Durant mes années d’étude, j’avais un blog qui était mon échappatoire frivole. J’y parlais d’art de vivre et de mes coups de cœur culturels. Nous étions alors à l’âge d’or des blogs lifestyle où aucun blogueur n’écrivait « pour les cadeaux » mais où nous commencions à nous faire approcher par une poignée de marques qui flairaient l’influence de ces plateformes en ligne.
En plus de cette activité de blogging et de mes études, je réalisais des piges pour la presse féminine et régionale.

Début 2013 alors que je venais de décrocher mon Master avec mention, j’avais donc dans mes bagages, une connaissance pratique des blogs, de l’influence, des services rédactionnels des journaux, et de jolis diplômes pour enrober tout ça. C’est donc très naturellement que j’ai intégré une première agence RP à Lyon où mon job était d’aider les consultants séniors à prendre le tournant digital que nécessitait le métier.

Après m’être bien amusée à ce poste, j’ai pris la direction de Paris, pour travailler dans une grosse agence internationale où je m’occupais de belles marques tech (Bose, HP…). Les journées étaient à rallonge, le stress me faisait pleurer matin, midi et soir mais heureusement les clients et le challenge étaient à la hauteur de la pression que je subissais.
Au bout de quelques mois, je suis retournée vivre à Lyon où j’avais rencontré l’Amour.

J’ai rapidement été recruté par (feu) Yelp qui était à l’époque cette énorme société américaine qui publiait des avis participatifs sur les commerces locaux et concurrençait les Trip Advisor & cie grâce à une implantation physique et salariale dans différentes grandes villes européennes, américaines et canadiennes.
Dans le cadre d’un remplacement de quelques mois, j’avais en charge à tout juste 26 ans toute la communication de la ville de Lyon et le moins que l’on puisse dire est que j’ai adoré ce job. Cette expérience m’a permis de me construire un joli réseau et d’apprendre les rouages des connections professionnelles.
Fin 2016, alors que ma mission venait de toucher à sa fin, j’ai fait le constat suivant :

« Je n’ai pas d’enfant, je n’ai pas de crédit, j’ai le droit à deux ans de chômage, alors je vais faire à mon compte ce que j’ai toujours fait au sein des entreprises où j’ai travaillé : des relations presse et des relations influenceurs. Même si ça ne marche pas, je ne prends pas un grand risque ».
Quelques années plus tard je confirme que le risque n’était pas énorme car je suis toujours là !

Souhaites-tu grossir et te transformer en agence de relations publiques ? 

Ma réponse est simple et définitive : NON !

J’adore ma vie professionnelle actuelle car elle m’apporte beaucoup de liberté. J’ai bien entendu le choix de travailler quand je veux et où je veux, mais surtout avec qui je veux et de la manière dont je le souhaite. Embaucher, grossir amoindrirait cette précieuse liberté. Je chéris le fait qu’en étant indépendante je puisse toucher à toutes les facettes de mon métier. Des relances téléphoniques en passant par la stratégie médiatique, j’occupe à moi seule différents postes d’une agence de com et je trouve cela exaltant.
Cependant, je ne sais pas si je serais toute ma vie indépendante. Peut-être qu’un jour j’accepterais un poste salarié afin de mettre de côté l’exécutif pour me concentrer simplement sur le stratégique.

Quelle est la plus value d’une attachée de presse ? 

La force d’une attachée de presse réside en deux points : son réseau et sa connaissance des codes journalistiques.

Il est très facile pour une entreprise de trouver des listes presse avec les noms, adresses mails, et numéros de téléphone de journalistes. Cependant ces listes aussi qualitatives soient-elle n’apporteront jamais l’élément essentiel d’une campagne RP efficace : l’humain. C’est pour cela qu’on fait appel à une agence ou à une attachée de presse freelance, car elle connait personnellement les journalistes. A mon échelle, étant spécialisée dans un secteur d’activité qu’est l’art de vivre, je travaille depuis des années avec les mêmes rédactions. Au fil du temps, certains journalistes sont devenus de très bonnes connaissances, des copains, et même pour une poignée, des amis. Cette proximité avec les journalistes me permet de leurs proposer exclusivement des sujets qui pourraient les intéresser. De leur côté, ils m’envoient aussi régulièrement les sujets sur lesquels ils travaillent et les besoins qui en découlent. Cependant, ces bonnes relations ne garantissent pas que les journalistes cèdent à toutes vos demandes. J’ai trop de respect pour la profession pour forcer un sujet ou une actualité de l’un de mes clients, sous prétexte que j’entretiens une bonne entente avec le journaliste.

Le second point fort d’une attachée de presse est sa connaissance des codes journalistiques. En effet, les journalistes ont des besoins spécifiques en matière de visuels, d’éléments rédactionnels ou relationnels. Un dossier de presse ou un communiqué de presse, devront par exemple être rédigés sur un ton très neutre, sans hyperboles ou propos commerciaux. Les journalistes ayant entre leurs mains un document factuel pourront prendre possession de l’information et l’adapter à leur ligne éditoriale plus aisément que s’ils avaient un document rempli de “mon produit est génial et révolutionnaire”.
Cet exemple est une goutte d’eau dans l’océan des bonnes pratiques à adopter, et forcément, il n’y a qu’un professionnel du secteur qui les manie aisément. 

Y a-t-il des prérequis à une campagne en relations presse ? 

Il y en a plein ! J’explique souvent que les relations presse et les relations d’influence sont le dernier maillon de la chaîne d’une stratégie de communication. Puisque ces actions auprès des médias vont vous permettre de gagner en popularité, alors votre image de marque doit être plus que prête. Avant d’entamer une campagne RP vous devez donc avoir un site internet irréprochable, un logo et une identité visuelle dans l’air du temps, des photos de grande qualité réalisées par un professionnel qui connait les tendances du secteur, et enfin, une présence sur les réseaux sociaux qui soit déjà bien implantée. Malgré cela, il est possible que votre campagne ne “prenne” pas. Un bon attaché de presse saura vous dire dès le début, si votre entreprise est prête ou non à communiquer auprès des médias. Cela fait parti de mon job de connaitre les tendances du marché, et parfois, de dire à des prospects “vous n’êtes pas encore prêts”.

Est-il possible de calculer le ROI des relations presse et relations influenceurs ?
 

Le premier point à savoir concernant la rentabilité d’une campagne RP, est que l’attachée de presse a des obligations de moyens mais pas de résultats. Que ça soit avec une agence RP, un autre freelance ou avec moi, aucun professionnel du métier ne pourra vous garantir d’avoir une quantité précise de retombées presse en début de campagne ou d’avoir la certitude de vous décrocher un reportage au JT ou dans un magazine prestigieux pour la simple raison que les relations presse et d’influence sont une science inexacte.
Toutefois, ce n’est pas parce notre métier n’est pas scientifique, qu’il n’est pas possible d’en calculer le ROI. En début de campagne et selon vos objectifs, je vous propose de mettre en place des KPI (Key Performance Indicator) à la fois quantitatifs et qualitatifs.

Voici quelques indicateurs quantitatifs qui peuvent être intéressant d’étudier. Cette liste est bien entendue non-exhaustive :

  • Nombre de retombées presse obtenues ;
  • Le pourcentage de votre couverture médiatique comparée à celle de vos concurrents ;
  • Le taux d’ouverture et de clics générés par les communiqués de presse envoyés ;
  • Le nombre de journalistes contactés VS nombres de journalistes qui ont traité de votre actualité ;
  • Le placement du nom de votre marque est-il dans le titre, le chapeau ou les paragraphes ? (sous entendu mention ou article dédié ?) ;
  • Sur combien de médias sociaux les articles où vous apparaissez ont-ils étaient partagés ?
  • Combien de personnes ont vu vos retombées ?
  • Quel engagement sur les médias sociaux ? (commentaires, retweets, partages, j’aime, billets de blogs, posts sur réseaux sociaux )

Voici aussi des indicateurs qualitatifs qui sont tout aussi important à prendre en compte :

  • La tonalité des retombées dans lesquelles vous apparaissez. Le ton est-il positif, neutre ou négatif ?
  • Champ lexical employé ;
  • Typologies de visuels de votre marque utilisés par les journalistes : certains types de photos fonctionnent-elles mieux que d’autres ?
  • Quel est l’angle utilisé dans le sujet dans lequel vous apparaissez ?
  • Quels sont les messages clés qui ont été repris ?
  • Quelles sont les réactions provoquées par le sujet dans lequel vous apparaissez ? (scruter commentaires des sites internet et réseaux sociaux) ;
  • Les journaux, blogs, influenceurs qui ont parlé de vous sont-ils influents ?

Pourquoi développer un espace “blog” sur ton site ?

La frontière entre ma vie privée et ma vie professionnelle a toujours été poreuse surtout depuis que je suis indépendante. La plupart de mes clients me contactent car ils me connaissent par le bouche à oreille ou via les réseaux sociaux. En pur produit de la génération Y, j’aime penser que l’on travaille avec moi non seulement pour mes compétences mais aussi pour ma personnalité. Alimenter un blog aussi modeste soit-il, me permet d’archiver mon quotidien et les coups de coeur qui l’alimentent. Ces coups de coeur influencent forcément mon travail dans lequel je dois être en constante veille sur les tendances “lifestyle” et les bonnes pratiques médiatiques et d’influence. Tout est ainsi lié.
Au vu de mon parcours, je ne crois pas au fait que je puisse avoir deux vies, une privée, une publique. Alors plutôt que d’avoir un blog anonyme et un site professionnel ayant pignon sur rue, je regroupe ces deux entités qui forment par ma peronnalité.

Concernant l’objectif de ce journal, en vieux dinosaure de la blogosphère que je suis, je le perçois comme une sorte de portfolio, de machine à archiver et non pas comme un outil à cadeau ou à notoriété. Je suis assez nostalgique de l’Internet des années 2005 – 2015 où la pression des vues et des j’aimes n’existait pas et où bloguer était une activité sans objectif pécunier. Cet espace existe mais ô grand jamais il deviendra une pression ou un vecteur de stress rédactionnel.